単声書簡

個人という灯台から

フィディレ(全節) Phidylé

Phidylé 

                    Leconte de Lisle

 

L'herbe est molle au sommeil sous les frais peupliers,
  Aux pentes des sources moussues,
Qui dans les prés en fleur germant par mille issues,
  Se perdent sous les noirs halliers.

Repose, ô Phidylé! Midi sur les feuillages
  Rayonne et t'invite au sommeil.
Par le trèfle et le thym, seules, en plein soleil,
  Chantent les abeilles volages.

Un chaud parfum circule au détour des sentiers,
  La rouge fleur des blés s'incline,
Et les oiseaux, rasant de l'aile la colline,
  Cherchent l'ombre des églantiers.

Les taillis sont muets; le daim, par les clairières,
  Devant les meutes aux abois
Ne bondit plus; Diane, assise au fond des bois,
  Polit ses flèches meurtrières.

Dors en paix, belle enfant aux rires ingénus,
  Aux nymphes agrestes pareille!
De ta bouche au miel pur j'écarterai l'abeille,
  Je garantirai tes pieds nus.

Laisse sur ton épaule et ses formes divines,
  Comme un or fluide et léger,
Sous mon souffle amoureux courir et voltiger
  L'épaisseur de tes tresses fines!

Sans troubler ton repos, sur ton front transparent,
  Libre des souples bandelettes,
J'unirai l'hyacinthe aux pâles violettes,
  Et la rose au myrte odorant.

Belle comme Érycine aux jardins de Sicile,
  Et plus chère à mon coeur jaloux,
Repose! Et j'emplirai du souffle le plus doux
  La flûte à mes lèvres docile.

Je charmerai les bois, ô blanche Phidylé,
  De ta louange familière;
Et les nymphes, au seuil de leurs grottes de lierre,
  En pâliront, le coeur troublé.

Mais, quand l'Astre, incliné sur sa courbe éclatante,
  Verra ses ardeurs s'apaiser,
Que ton plus beau sourire et ton meilleur baiser
  Me récompensent de l'attente!

 

〈訳詩〉

フィディレ

                   ルコント・ド・リール

 
草はやわらかにまどろむ 苔のむす泉の坂道にある
  涼しいポプラの木陰の下で
泉は千々の流れになり 野原の花を芽吹かせて
  茂みの暗がりに消えていく

おやすみ、おお フィディレ!真昼は君を眠りに誘う
  陽の光が枝葉をきらめかせ
クローバーとタイムの草むらのなか まばゆい日差しを浴びて
  蜜蜂だけが気まぐれに歌っている

熱い香りが小径の曲がり角に立ちこめ
  赤い麦の花は頭を垂れる
小鳥たちは翼を丘にかすめて飛んでいく
  野薔薇の茂みの影をさがして

雑木林は黙りこむ;その陽だまりにいる
  猟犬に追いつめられた鹿は
もう跳ねることはない;森の奥深くに腰をおろしたダイアナが
  冥府の矢を研ぎ光らせる

おだやかに眠り 無邪気に笑う 美しい子ども
  それは野に棲むニンフにそっくり
君の蜜にぬれた唇から 蜜蜂を追い払い
  その素足を 護ってやろう

君の清らかな肩の稜線に
  ふわりと金色の流れる
恋い焦がれた私の息が 駆けめぐり 飛びまわる
  細く豊かな 君の巻き毛をくぐり

君を眠りから起こすことなく 透きとおるほどに白い額の
  そのしなやかな髪帯をはずし
私は編む 薄紫のヒヤシンスに
  ミルテの香りのする薔薇を

シチリアの庭のエリシーヌのように 君は美しく
  嫉妬する私の心にはさらにいとしい
おやすみ!私は素直な唇でフルートに
  このうえなくやさしく 息を入れる

私は森を悦ばせよう おお 純白のフィディレ
  君の親しげな賛辞とともに
ニンフたちは 木蔦の生えた洞穴の入り口に立ち
  青ざめるだろう 心を乱して

だが 星がきらめく軌道に傾き
  その熱さがやわらぐときには
無上の 君の ほほえみとくちづけが
  報いてくれよう 待ちわびた私に!

  

 
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全節と記したのは、アンリ・デュパルク(Henri Duparc, 1848-1933)がこの10節からなる詩のうち1,2,3,10節のみを取り上げて作曲したからである。


Duparc: Phidylé - Régine Crespin, 1971 live

デュパルクは詩から神話的なモチーフを削ぎ、自然描写の節に絞って作曲したことで、音楽にドラマティックでありながらも引き締まった集中力をもたらした。

デュパルクがカットした4節以降、言葉は林へ、森へ、足を踏み入れていく。神話の神々があらわれ、その美しさと畏怖に、清廉な恋人への官能的な匂いをはらむ情感がかさなる。その妙なるハーモニーが、美しい“形のなかに”綴られている。

ルコント・ド・リールは高踏派(超ざっくり言うと古典的な詩の形式美に回帰しようとした方々)の詩人で、拙訳も無理矢理な感はあるがほんのきもち脚韻を意識したものとした。

ところで、6節は同じくルコント・ド・リールの、フォーレの歌曲で有名なリディア(Lydia)冒頭に似ていないだろうか?


Lydia sur tes roses joues
Et sur ton col frais et si blanc,
Roule étincelant
L'or fluide que tu dénoues;

リディア 君の薔薇色の頬に
真っ白な みずみずしいうなじに
きらめきが流れる
君のほどいた金色の髪が


ブロンド礼賛がすごい。